Des Mots Pour Les Maux

Des Mots Pour Les Maux
Bonjour!

Après m'être essayée au monde des Galeries textuelles en tant qu'écrivain, je décide de passer de l'autre côté et de créer mon propre annuaire. Je me laisse le droit de décider si un texte sera publié ou non, mais il n'y aura aucune censure quand au vocabulaire ou au sujet abordé, qu'il soit violent, grossier ou qu'il aille à l'encontre des règles. Au contraire, j'aimerais aborder des sujets tabous sur lesquels on craint parfois de s'exprimer. Les seuls motifs de refus d'un texte seront le non respect du sujet choisi, un texte écrit avec trop de fautes d'orthographes ou en langage sms[ vous pouvez
vous faire aider par bonpatron], ou encore un texte trop court ou trop long, pas agréable à lire.

Le principe:

Chaque thème comprendra un ou plusieurs sujets que vous pourrez interprêter à votre guise. Lorsque vous aurez envoyé votre texte par messagerie et non par commentaire, veuillez préciser votre nom, votre age, votre blog/site et si vous le voulez, un commentaire sur votre texte [ ce qui vous l'a inspiré, pourquoi vous écrivez, la raison qui vous a poussé à choisir ce sujet...]. Je commenterais moi-même votre texte, en expliquant pourquoi je l'ai accepté, et en notant, s'il y en a, les défauts de votre écriture. Inutile de venir m'insulter si mon avis ne vous plait pas: je sais que je ne suis pas parfaite. Mon
avis est simplement là pour vous aider à avancer dans cette quête suprême qu'est l'Ecriture avec un grand E.


En cas de refus d'un texte:

Je vous enverrai un commentaire ou un message argumenté vous expliquant pourquoi j'ai refusé votre texte. Il vous sera
ainsi possible de vous améliorer, et pourquoi pas de vous relancer au prochain thème!



Si vous voulez être prévenu des prochain thèmes, il suffit de le demancer en laissant un commentaire ici.




# Posté le lundi 13 juillet 2009 08:02

Modifié le lundi 17 août 2009 15:44

Premier Thème

Premier Thème

THEME FERME



Sujet n°1: La douleur
[ Décrivez la douleur, physique ou morale, mortelle ou suportable, soudaine ou croissante. Surprenez-moi! ]



Sujet n°2: C'était une évidence. Il m'aimait, je l'aimais, oui mais...
[ Insérez ce passage dans votre texte, où bon vous semble, en racontant l'histoire de ce "mais". Soyez créatifs, essayez de ne pas tomber dans la banalité! ]



Sujet n°3: Inventez une histoire à cette photographie



Vous avez jusqu'au 30 juillet
Bonne Chance!


# Posté le lundi 13 juillet 2009 08:15

Modifié le jeudi 30 juillet 2009 06:03

Il m'aimait, je l'aimais, oui mais nous avions le même sang.

Il m'aimait, je l'aimais, oui mais nous avions le même sang.
Sujet n°2

Mon texte:


______Il était mon double, j'étais sa moitié. Lui mon essentiel et moi son existence. C'en était ainsi depuis l'enfance, nous étions inséparables et amoureux. Chaque fois qu'on le pouvait, nous nous embrassions à pleine bouche. Pour nous, c'était une évidence. Il m'aimait, je l'aimais, oui mais nous avions le même sang. Ses yeux gris étaient aussi les miens, il avait les mêmes cheveux d'ébène et la même bouche bien dessinée que moi. Lorsqu'il me prenait la main, je m'appercevais que sa peau avait l'exacte teinte de la mienne, blafarde et exsangue. Il avait la même manière d'embrasser, la même manière de faire l'amour, la même façon de parler et de marcher, la même tâche de naissance au creux des reins. Il était mon alter ego, mon autre moi, mon jumeau. Et pourtant notre amour était plus que fraternel.
______Tout avait commencé alors que nous avions quatorze ans. Alors que nous tenions déjà beaucoup l'un à l'autre, il y a eu cette soirée. Au jeu de la bouteille, nous avons dû nous embrasser. Au début réticent, tu t'es penché vers moi et m'a donne un baiser langoureux. Nous n'aurions pas du ressentir ce frisson de plaisir, nous n'aurions pas dû souhaiter que ce moment dure pour toujours. Mais c'était ainsi. Depuis, nous nous cachions sans cesse pour s'aimer en secret, se retrouver dans nos caresses et nos étreintes, se sussurer des mots doux à l'oreille.
______Jusqu'au terrible jour ou le monde à découvert notre amour. Inceste, malsain, pervers, ils n'avaient que ce mot à la bouche pour le qualifier.

Il m'aimait, je l'aimais, oui mais nous avions le même sang.


Votre avis?

# Posté le lundi 13 juillet 2009 10:07

Modifié le lundi 13 juillet 2009 10:18

Thème 1 Sujet 2: C'était une évidence. Il m'aimait, je l'aimais, oui mais... Premier Texte

Thème 1  Sujet 2: C'était une évidence. Il m'aimait, je l'aimais, oui mais...  Premier Texte
Voici le texte de Céline, 13 ans, qui a écrit ce texte... Par inspiration! =).


_______Je l'ai rencontré il y a déjà bien longtemps. Par une journée ensoleillée, il était là, devant moi. C'était comme s'il m'attendait, sans le savoir lui-même. Nos regards se sont croisés, je suis tombée sous le charme de ce bel inconnu. Ce n'est pas la peine de dire que cet homme m'a obsédé des jours durant, c'est une évidence. J'ai cherché à le revoir, je me suis assise à l'endroit de notre rencontre, un modeste abri-bus, mais il n'est jamais revenu.
_______Désespérée, je suis partie de cet endroit, de cette ville. Une nouvelle vie commençait, quand soudain, le destin. Je croyais à un retour dans le passé, parce qu'il était là, devant moi, comme la première fois. Mais cette fois-ci, il m'a abordée, j'étais aux anges. Un café ? Bien sûr.
_______Il m'emmena dans le Café le plus proche, il commença à me parler de lui, de sa vie, sans que je ne demande quoi que ce soit. Ainsi j'appris qu'il se nommait Julien, qu'il avait eu 25 ans et qu'il travaillait en tant qu'enseignant dans une école primaire. Il vivait chez sa mère, celle-ci étant mourante, je trouvais ça noble. J'ai eu comme un éclair, un flash, j'étais amoureuse, vraiment amoureuse. Alors je me suis mise à lui raconter ma vie, je lui ai dit mon âge, mon nom et que le journalisme était plus qu'une passion pour moi. Il avait l'air ravi.
_______Et tous les jours j'ai revu Julien, dans ce même Café, tous les jours je me sentais bien, j'étais heureuse. Mais ce jour là, le 28 janvier, a changé ma vie. Julien s'est approché, il m'a embrassé. Cela fait déjà deux ans que je suis avec lui, deux ans que je me réveille le matin, à ses côtés, deux ans de pur bonheur.
_______C'était une évidence. Il m'aimait, je l'aimais, oui mais il travaillait pour un réseau de prostitution, et j'étais la nouvelle recrue à ses yeux. Il m'avait menti, et ce depuis le début. Je le croyais sincère, mais cet homme est un lâche, il n'a jamais aimé quiconque si ce n'est sa petite personne. Je n'ai pas compris pourquoi il avait décidé de me dire la vérité. Peut-être m'aimait-il vraiment !? Je ne sais pas pourquoi cet homme est entré dans ma vie, mais tout ce qu'il a fait, c'est la détériorer de plus belle.

Aujourd'hui, il est mort pour moi.



____*____

Mon avis:
Je trouve ce premier texte très réussi, surtout pour un auteur de 13 ans. Malgré 2 ou 3 fautes d'orthographes (que je me suis empressée de corriger) et quelques expressions que je n'aime pas comme par exemple "déteriorer de plus belle" , ce texte est fluide et facile à lire. En plus, l'histoire est originale, ce qui correspond parfaitement à ma requête "ne tombez pas dans la banalité". Bravo Céline!

# Posté le lundi 13 juillet 2009 13:06

Modifié le lundi 13 juillet 2009 13:17

Thème 1 Sujet 3: Inventez une histoire à cette photographie Premier texte

Thème 1 Sujet 3: Inventez une histoire à cette photographie Premier texte



Elle s'appelle Chrystel, elle a 16 ans, et elle a écrit sur le thème de l'image, car elle l'a tout de suite intriguée. Elle n'arrivait pas à lire de la tristesse dans le sourire de la jeune femme, d'où la direction que prend son récit.

______Caméléon endormi. Hier encore tu étais là. Riant dans notre petite chambre d'un vert sombre. Tu étais là, vivant. Tu aspirais l'air du soir à pleine goulée, les yeux pleins d'étoiles brillantes. Tu m'embrassais, ta barbe m'éraflant la joue. Mais tu n'en avais cure. Nous n'en avions cure. Tes bras frêle m'emprisonnaient, comme à chaque fois. Perpétuel recommencement. J'étais cet ilot dans un océan tumultueux et hostile. Cet havre de douceur languissante auquel tu venais opposer ton énergie bondissante, ta rage et ta colère. Caméléon aux milles couleurs, tu virevoltais à longueur de journée entre les embûches de la vie, sans jamais te blesser. Non, tu étais cet acrobate audacieux, qui savait rester en équilibre même sur les fils de soie qui traçaient ton destin. Mais surtout, tu savais me retenir. Au c½ur de cet enfer qu'était devenu notre quotidien, tu savais trouver les mots après la tempête, de ces mots qui apaisent. Caméléon aux milles prouesses. Tu parvenais à me faire dire oui, là même où je voulais dire non. La mort t'a enlevé ce demi-sourire dont tu usais à outrance, sachant parfaitement les ravages qu'il opérait. Même lors des grands naufrages amoureux.
______Quand je me retrouvais seule sur notre lit trop étroit, les mains jointes autour des genoux, les yeux cernés de noir et de violet, des hématomes courant sur ma peau exsangue... Les lèvres éclatées, saignant, le c½ur en miette, gisant à tes pieds. Caméléon aux milles ardeurs. Je tremblais alors, un geste de toi me faisait hurler de terreur. Mais il y avait toujours un après... Après les coups, après les injures, les mots d'amour. Ta tendresse semblait égale à ta violence, tu savais taire mes doutes et mes peurs, juguler mon envie de fuir, loin. Loin de toi, et de ton sourire enjôleur, destructeur. Ce sourire, tes lèvres, m'avaient enchaînée à ton c½ur. Je le savais, oh oui, je savais que t'aimer était un chemin de croix. Je la sentais la brûlure de tes morsures sur mon cou, je les sentais tes mains aussi douces que fermes qui me brisaient les côtes et la peau. Mes yeux gonflés de larmes et de douleur, déformés par ta rage, voyaient encore... Ils ont vu... Ces jeunes filles, naïves comme moi, que tu entrainais dans les recoins de l'immeuble. Ce mépris qui traversait son regard parfois lorsqu'il m'observait. Ce poison ensorcelant qu'il s'injectait souvent dans les veines.
______Mes yeux voyaient tout, mes yeux avaient mal, mes yeux le haïssaient. Ils n'étaient pas comme mon c½ur enchaînés... Le sourire avait glissé sur eux sans émoi, sans rien. Mes yeux avaient soif de sang, ils ont vu la bouteille d'eau de Javel, et celles de détergent. Ils ont réalisé un poison plus fort que celui qu'il avait l'habitude de s'injecter dans les veines. Plus... Mortel. Regardez ce demi-sourire sur mes lèvres, alors que je suis penchée sur son corps inanimé. Ne le reconnaissez vous donc pas ?

Caméléon mort.


_____*_____



Mon avis:
Texte coup de coeur. Les mots sont bien choisis, insérés au bon moment, les images ne sont ni trop lourdes ni trop courantes... L'histoire est originale. Ayant moi aussi remarqué ce demi-sourire de la jeune femme sur la photo, je ne peux qu'aimer ton récit, Chrystel. Et ce surnom de Caméléon attribué à cet homme aux plusieurs visages donne un éclat spécial à ton texte. La vengeance, l'amour et la cruauté vibrent tout au long de tes
lignes. Un grand bravo!

# Posté le mercredi 15 juillet 2009 05:46

Thème 1 Sujet 2: C'était une évidence. Il m'aimait, je l'aimais, oui mais... Deuxième Texte

Thème 1  Sujet 2: C'était une évidence. Il m'aimait, je l'aimais, oui mais...  Deuxième Texte

Il s'appelle Damien, il ) 15 ans [ et demi, c'est important de préciser xD] et il a des bugs de clavier mdR



______C'était un beau jour d'été, et Jane rentrait chez elle à pied. Sur le chemin, une averse survenu, et prise de vitesse, elle courru trouver un abri en attendant que cette pluie infernale s'arrête. Tandis qu'elle essorait sa magnifique chevelure couleur d'or, elle remarqua qu'elle n'etait pas seule.
______Un jeune homme beau et musclé la regardait depuis le début. Ses yeux bleu océan ou l'on se noyai si facilement fascinaient Jane. L'homme se lança et dit "Dites-donc, qu'est-ce que sa mouille!". Puis il se sentit un peu bête: évidemment que sa mouille puisqu'il pleut! Sans relever l'absurdité de sa remarque, elle lui repondit : "Oui, et j'espère que ça ne va pas durer toute la ,journée". Après une bonne dizaines de minutes silencieuses, la pluie cessa et le soleil revînt. Jane sortit de l'abri, et l'homme la regarda s'éloigné, envôuté par le soleil se reflechissant sur ses cheveux d'or qui la rendait plus belle encore.
______Lors d'un voyage organisé par son travail, Jane logeait à l'hôtel Plaza. En se rendant dans sa chambre, elle revit le bel étranger avec qui elle avait echangé quelques mots. Ils se retrouvèrent nez à nez, sans savoir vraiment quoi se dire. Plusieurs secondes passèrent, mais le silence restait de plomb. Ils se sentaient tous les deux attirés l'un par l'autre sans savoir vraiment pourquoi, ou comment c'était arrivé. Après tout, le jeune homme pensa que c'était le destin qui les avait amenés l'un à l'autre. Et Jane, quant à elle, remercia le ciel d'avoir provoqué cet accident cosmique, les destinant à se retrouver. L'homme trouva enfin les mots pour l'inviter à prendre un verre, et il s'éloignèrent vers le bar de l'hôtel. Ils firent plus ample connaissance, s'échangeant leurs prénoms - l'homme s'appellait Nathan - parlant de leurs passions et de leurs vies. Ensuite, même si ce n'était pas dans ses habitudes, Jane décida de suivre Nathan dans sa chambre. Une force les attirait l'un vers l'autre, leurs bouches se rapprochant tout près, se frôlant jusqu'à ce qu'ils s'embrassent, passionemment et langoureusement. Nathan égara ses mains sous le chemisier de Jane, mais celle-ci le repoussa. Surpris de ce refus, Nathan lui demanda pourquoi elle ne voulait pas aller plus loin. Ses joues devenues pourpres, elle lui avoua sa virginité, et qu'elle ne se sentait pas prête à la perdre ici, avec un presque inconnu dans une sordide chambre d'hôtel. Ils en restèrent donc aux préliminaires.
______Leur relation dura des mois et des mois, mais Jane se refusait toujours à Nathan. Il l'aimait, elle l'aimait mais il en avait marre d'attendre pour la mettre dans son lit. Son amour pour elle ne passait pas avant son besoin de sexe, et il la quitta sans état d'âme pour une pétasse silliconnée. Nathan n'était rien de plus qu'un salop comme il en éxiste beaucoup sur Terre.

Il n'était rien de plus qu'un mec qui ne pense qu'à mettre un maximum de filles dans son lit sans ce soucier de leur bonheur à elle.


___*___

Mon avis:
Des expressions maladroites, des fautes d'orthographe, mais QUAND MEME! Cette conclusion "Tous les mecs sont des salops" écrite par un garçon, ça fait du bien =). D'un seul coup, je crois que toutes les filles se sentent aidées, là xD.
J't'aime =)

# Posté le jeudi 16 juillet 2009 04:01

Modifié le jeudi 16 juillet 2009 04:31

Thème 1 Sujet 3: Inventez une histoire à cette photo Deuxième Texte

Thème 1  Sujet 3: Inventez une histoire à cette photo   Deuxième Texte
Voici le texte de Sabrina, 14 ans. Son inspiration est venue d'une magnifique musique qu'elle écoute depuis pas mal de temps. Et puis, Elle écrit car elle en a vraiment envie, elle ne fait que ça, et c'est souvent sur des textes du genre triste, et sur la drogue qu'elle écris. Enfin à son âge, il n'y a pas énormément de personne qui écrivent. La photo l'a inspiré de façon surprenante, elle s'est tout de suite lancée pour écrire un texte en rapport avec cette photo. Elle ajoute qu'elle a mis beaucoup de coeur dans ce texte =)


______Je suis la femme solitaire, renfermée qui ne s'exprime pratiquement jamais. Lui est l'homme exubérant, perdu à chacun de ses mouvements. Nous formons un couple depuis près de 2 ans, avec la même chose en tête : La drogue. La vision d'une seringue nous rend dingue. L'héroïne c'est notre seul moyen de tout oublier, c'est notre plus belle poésie, c'est une douleur persistante et affaiblissante mais qui donne tant de plaisir. Elle pouvait tuer à n'importe quel moment.
______C'était en juillet, le mardi 14. Nous étions dans notre chambre, dans les bras l'un de l'autre. Il se leva, tremblant, son visage était d'une pâleur que je n'avais jamais vu auparavant. Il tenait à peine sur ses deux jambes. Je le regardais s'approcher de la petite table où il y avait cette seringue, celle que j'avais achetée la veille. Il prit cette dernière, tendit son bras, et infiltra l'aiguille dans une de ses veines. Je le voyais faible, sans force, même l'héroïne n'était pas à la hauteur pour lui redonner l'envie de se battre, d'aller plus loin. Je ne comprenais pas pourquoi il était comme ça. Aucun regard, ou geste tendre, je ne lisais rien du tout en lui.
______Et puis tout à coup, il s'écroula au sol. Je me levai de suite, je me mis près de lui, il était inconscient. Ses pupilles étaient dilatées, et je ne sentais même pas son pouls. J'entamai directement un massage cardiaque, suivi d'un bouche à bouche pendant au moins vingt minutes. Mais c'était trop tard.. Il m'a laissée seule, sans rien à part la drogue qui l'avait tué. Je posai ma main droite sur son visage, et le regardai. Mes larmes coulaient sans arrêt à la vue de son corps. Mais était-ce la dose de trop? Pourquoi maintenant, pourquoi !? Peut-être est-il mort pour moi? Pour me laisser vivre en paix, sans problèmes, et pour que je puisse m'en sortir sans aucune aide? Car c'est à cause de lui que j'ai replongé dans l'horrible monde des drogués, des toxicomanes. C'est lui qui m'a poussé à prendre d'abord de la cocaïne par petite dose, mais suivant les semaines les doses se faisaient bien plus importantes. Et puis, il m'a dit de me pencher vers l'héroïne, parce que d'après lui cette dernière était plus forte, et procurait un plaisir intense. Et moi, comme une conne, j'ai suivi ses conseils. Alors que je n'aurais pas dû. Je suis triste et je regrette, il est parti et ne reviendra jamais, il ne sera plus là chaque matin, je n'aurais plus ses bras chauds autour de moi pour m'endormir, c'est réellement fini, oui il me manque déjà. Lui et ses doux baisers...

Elle pouvait tuer à n'importe quel moment.

I will never let you fall.
I'll stand up for you forever.


___*___


Mon avis:
Un texte percutant sur l'horreur de la drogue. Malgré les quelques fautes d'accord et de conjugaison, le récit reste bien mené, ponctué de regret et de souffrance. La photo prend tout son sens dans cet histoire. Merci Sabrina!

# Posté le jeudi 16 juillet 2009 04:34

Modifié le vendredi 17 juillet 2009 09:21

Thème 1 Sujet 2: C'était une évidence. Il m'aimait, je l'aimais, oui mais... Troisième Texte

Thème 1  Sujet 2: C'était une évidence. Il m'aimait, je l'aimais, oui mais...  Troisième Texte


Je vous présente le texte d'Octavie, 15 ans. L'écriture est sa seule passion, le seul moyen de dire ce qu'elle a sur le coeur.


______Tout a commencé cette année, plus précisément au début de l'année. Comme deux bons amis, on s'est tout d'abord souhaité une très bonne et heureuse année deux-mille neuf malgré notre mal entendu d'un soir. Cette occasion nous a permis d'oublier notre dispute et nous avons beaucoup discuté. On en avait tous les deux besoins. Nos portables n'on fait que vibrer jusqu'à la tombée de la nuit. Les messages volaient, les mots doux étaient présents et notre premier « je t'aime » est enfin arrivé, vers les coups de deux heures du matin, un certain samedi trois janvier.
______Nous nous sommes rencontrés après quelques semaines. Notre premier baiser, notre premier câlin, je ne peux pas les oublier. Quand on me parle de lui je suis obligée d'y penser à cette belle journée de St Valentin. On n'avait bien choisi notre journée, celle des amoureux. J'étais heureuse dans ses bras, j'aimais sentir son parfum, lui parler me faisait du bien. Il était cet homme parfait.
______Pour moi c'était comme une évidence, il m'aimait, je l'aimais, oui mais il y avait elle. Vous savez, celle qui occupe ma place quand je ne suis pas là, celle qui touche aussi ses lèvres et tout ce que j'ai pu faire avec celui que j'aimais et que j'aime encore. Elle était bien présente, il était bien heureux et moi j'étais tombée de très haut. Il en avait deux, que demander de mieux? Rien, à moins qu'il en veuille une troisième! Et moi je n'aurais rien dû dire, le féliciter comme m'avait-il fait comprendre quand je l'ai appris. J'aurais aimé me réveiller de ce fameux cauchemar. Seulement c'était seulement la réalité et que je devais désormais faire avec tout au long de ma vie. Comment j'ai pu voir cela qu'au bout de six mois de relation ? Six mois, ce n'est rien pour des personnes qui s'aiment vraiment. Mais quand celui que vous croyez aimer pour toute une vie passe d'un lit à un autre... Je vous jure cela fait mal, très mal.

La douleur est là, la confiance s'est envolé et maintenant je suis seule.


___*___



Mon avis:
Un texte un peu maladroit, mais touchant. La dualité de cette fille qui aime un garçon qui la trompe est bien exprimée. Des répétitions qui auraient été faciles à éviter, et de nombreuses fautes d'accord, mais un très beau teste tout de même. Merci Octavie =)


# Posté le vendredi 17 juillet 2009 09:34

Thème 1 Sujet 2: C'était une évidence. Il m'aimait, je l'aimais, oui mais... Quatrième Texte

Thème 1  Sujet 2: C'était une évidence. Il m'aimait, je l'aimais, oui mais...  Quatrième Texte

Voici le texte d'Emy, 15 ans.



______Déjà deux ans que nous nous connaissions. Deux ans que l'on se parlait, qu'on se voyait. Mais c'est seulement maintenant que dès que ton regard se pose sur moi j'ai des frissons, que le son de ta voix m'obsède, que ta bouche me donne envie de t'embrasser, que je ne demande que tes mains pour aller bien. Que quand tu leur fais un calin, je suis jalouse. Dès tu leur parles je vois rouge. Mes rêves ne parlent que de toi. Mes pensées sont toutes tournées vers toi. Je pourrais te dessiner les yeux fermés tellement je t'ai regardé. Je connais chaque traits , chacune des expressions de ton visage, chaque courbe de ton corps.
Et ce jour, celui ou nous étions chez Fériel, quand tu m'as embrassé, je me suis sentit voler pendant ces deux petites secondes. Puis tous ces SMS , tous ce que tu m'as avoué. J'était si heureuse. Des semaines ont passé et le jour est venue ou tu m'as dit "Je t'aime". J'ai cru rêver. Je t'ai invité chez moi, on a dormi ensemble. Une nuit de rêve. Je suis venue dormir chez toi, c'était si beau, je ne voulais pas que ça se termine. Puis des mois ont passé, et les gens l'ont su. Tu ne l'as pas suporté.
C'était une évidence. Elle m'aimait, je l'aimais mais nous étions deux filles. Et elle n'était pas lesbienne, ni bi-sexuelle d'après elle. Elle avait honte. De moi, de nous, de l'amour qu'elle me portait.

Elle m'a détruit.


___*___

Mon avis:
Un texte percutant sur l'homosexualité. Court, peut-être, mais il en est encore plus touchant. Pas de fautes d'orthographes, ni de phrase mal tournées. Le récit répond bien au sujet "soyez original!". Merci Emy =D


# Posté le vendredi 17 juillet 2009 09:45

Thème 1 Sujet 1, 2 & 3. Premier Texte

Thème 1  Sujet 1, 2 & 3.  Premier Texte


Voici le texte de Manon, 15 ans, qui a écrit en piochant dans les trois sujets, comme ça lui est venu !




______C'était une évidence. Il m'aimait, je l'aimais, oui mais il n'aimait pas que moi. Il était amoureux des délires, des envols et des atterrissages qu'elle lui faisait vivre. Elle nous séparait. Elle lui faisait vivre des extases qui m'étaient inconnues, mais surtout, elle le tuait lentement.
______C'était une évidence. Il m'aimait, je l'aimais, oui mais il l'aimait plus que moi. Il était accro à ses tourments, accro à ses sensations. Il était tombé lentement dans une addiction, une addiction à elle. Rivale que je ne pouvais pas combattre.
______C'était une évidence. Il m'aimait, je l'aimais, oui mais je l'ai retrouvé sur le sol. Il était allongé, grimaçant de douleur. Son corps était agité de soubresauts. Torsions provoquées par la souffrance. Un hurlement vint déchirer la pièce. Lieu aussi sombre et froid que le corps de mon amant. Ses yeux se révulsèrent. De nombreux coups semblaient lui être donné de l'intérieur de son corps. Un sursaut, et un autre. Ses mains tremblaient, attrapaient les miennes. Je pris son visage. Un sourire, une grimace. Elle gagne.
______C'était une évidence. Il m'aimait, je l'aimais, oui mais elle avait gagné. Elle était là et l'observait. Seringue posée sur la table en pierre. Un tube en plastique et un coton. C'était elle. Elle regardait, semblait se réjouir. Savourait-elle sa victoire?
______C'était une évidence. Il m'aimait, je l'aimais, oui mais elle l'avait tué. J'avais mal. C½ur brisé, arraché et écrasé. Piétiné, lynché, mort. Je criais, criais pour évacuer cette douleur invisible et invincible. Je pleurais. Larmes de souffrance.

C'était une évidence. Il m'aimait, je l'aimais, oui mais il y avait l'Héroïne



___*___



Mon avis:

Un texte dur et corrosif, qui répond parfaitement aux trois sujets. Pas de fautes d'orthographes, une ou deux fautes d'accord qui n'étaient pas choquantes, mais ce texte reste très bien écrit. Un style propre à l'auteur qui ne tourne pas autour du pot: on sent que Manon veut nous faire sentir la dualité de cette fille qui aime un homme qui adore l'héroïne. On sent la fin inéluctable des les première ligne malgré un léger suspense. Qui est celle qu'il aime plus que la
narratrice? Une fin harmonieuse. En somme est très beau texte qui a parfaitement sa place dans cette galerie.

# Posté le samedi 25 juillet 2009 18:29